Réfléxions

Manque de confiance en moi, possessivité, absence d’action : mon expérience

Bonjour !
Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler de quelque chose qui me touche chaque jour et qui m’a longtemps pourrie la vie et que j’essaye d’améliorer maintenant : le manque de confiance en moi.
Depuis toute petite, je n’ai pas confiance en moi. J’ai toujours eu peur de parler aux gens, d’aller vers les autres. J’ai toujours eu peur de me faire juger ou pire, que les gens pensent la même chose que ce que moi, je pense de moi.
 
Cette photo n’a aucun rapport si ce n’est qu’il y a moi dessus
 
L’adolescence
Mon adolescence fut terriblement compliquée pour moi et pour mon entourage. A cause du manque de confiance en moi, je cherchais à plaire (encore plus que l’envie « normal » chez un adolescent lambda) à tout prix et me rendait complètement dépendante de la personne en face qui me rendait un temps soit peu importante. J’ai appris à évoluer en trouvant la reconnaissance chez l’autre. Un peu comme une drogue, je ne me sentais bien que quand la personne était là et me donnait de l’importance en caressant mon ego que je maltraitais quand j’étais seule.
Ça m’a fait développer une possessivité effarante ainsi qu’une addiction énorme à la reconnaissance. Sans la personne reconnaissante, je me sentais automatiquement seule, nulle, abandonnée et sans le moindre intérêt. En vivant au travers la reconnaissance et l’être aimé, je me suis oubliée. J’ai vécu chaque rupture comme un abandon et je me jetais insatiablement dans les bras du nouveau venu à la recherche de la reconnaissance. J’ai rapidement vu que mon comportement  n’était ni sain, ni viable. Malgré ça, je ne supportais pas l’absence de l’être reconnaissant (appelons-le comme ça) et faisait des scènes absurdes quasi-quotidiennement.
La possessivité était si grande que ça me rendait malade de voir l’être reconnaissant parler à n’importe qui d’autre que moi. Le manque de confiance prenait le dessus instantanément et me faisait penser que je n’étais plus importante, pas importante.
Me rendre compte de la situation et de mon comportement faisait naître une culpabilité blessante qui ne faisait qu’accentuer le manque de confiance en moi.
La reconnaissance que je demandais était si grande que j’en oubliais de donner en retour. Je me suis mise à penser que j’étais égocentrique et que je ne méritais pas qu’on s’intéresse à moi.
A travers cette remarque, on se rend compte que le manque de confiance en moi me faisait engager des cercles vicieux destructeurs. Il m’était impossible d’avoir l’idée de m’améliorer ou de changer, j’étais toujours plus nulle de ne pas faire les choses biens. Transformer tout en fatalité fut une période très difficile pour moi, durant laquelle je ne me sentais pas capable de vivre.
En grandissant et en vivant des expériences, ma confiance a très légèrement évolué et je suis beaucoup moins dépendante que durant l’adolescence.
Le manque de confiance en moi maintenant, et comment j’essaye de m’en sortir
C’est une de mes relations amoureuses qui m’a fait ouvrir les yeux sur ma possessivité. Quand on m’a dit « stop, je n’accepte pas ça », c’est comme si on me forçait à faire une cure de désintoxication et ce fut très douloureux à vivre et à accepter.
J’ai alors commencé une thérapie et c’est la meilleure chose que j’ai choisi de faire dans ma vie.
Avec ma psychologue, j’apprends à me retrouver et à être indulgente avec moi-même. J’apprends à prendre du recul et voir les choses positivement.
Si j’ai voulu faire cet article aujourd’hui c’est parce que le manque de confiance en moi est encore très présent dans ma vie. Si je ne suis plus possessive au point d’étouffer mon amoureux, je suis encore loin de dire que j’ai confiance en moi et j’ai toujours de nombreux doutes qui m’empêchent d’avancer.
Par exemple, à chaque fois que je veux tenter quelque chose de nouveau, au premier échec je suis envahi de non-confiance et de phrases comme « je n’y arriverais jamais », « je suis bonne à rien ».
J’essaye d’appliquer un exercice à ce sujet. Dès que je commence à paniquer, je respire, je prends du recul et je modifie ma phrase en « je n’y arrive pas encore, mais je vais et je veux apprendre ». Si ce n’est pas miraculeux, ça m’évite de tomber dans les méandres de l’absence de confiance et me penser nulle dans mon entièreté.
Ce processus me permet de me rendre compte de mon auto-lynchage et de le stopper. En effet, en mélangeant manque de confiance et culpabilité, ressort une lapidation violente et excessive dont je ne me rends pas forcément compte.
Réussir à avoir confiance en soi est un processus long et fastidieux, ponctué de défaites et d’envies de se rabaisser. De plus en plus, j’apprends à changer de ton avec moi-même, à être plus indulgente, à accepter que je ne suis pas parfaite, mais que je peux m’améliorer, que rien est immuable. Je me laisse le temps.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s